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Comment
les pays pauvres peuvent-ils combler plus rapidement
leur retard? |
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Le
relèvement des niveaux de vie s'explique par l'accumulation
de capital physique (investissement) et de capital humain
(travail), ainsi que par le progrès technique (ce que les
économistes appelle la productivité totale des facteurs).
De nombreux facteurs peuvent faciliter ou entraver le
processus. L'expérience des pays qui ont augmenté leur
production plus rapidement fait ressortir l'importance de
créer des conditions propices à une croissance à long
terme du revenu par habitant. La stabilité économique,
le renforcement des institutions et les réformes
structurelles sont au moins aussi utiles pour le
développement à long terme que les transferts financiers,
si indispensables soient-ils. Ce qui compte c'est
l'ensemble des politiques adoptées, l'octroi d'une
assistance financière ou technique et, si nécessaire, un
allégement de la dette.
Les
politiques doivent prévoir :
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des
mesures visant à assurer la stabilité
macroéconomique de façon à créer des conditions
propices à l'investissement et à l'épargne;
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des
mesures axées sur l'extérieur afin de promouvoir l'efficience
par une augmentation des échanges et de l'investissement;
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des
réformes structurelles visant à encourager la
concurrence sur le territoire national;
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des
institutions fortes et un gouvernement efficace afin
d'assurer une bonne gestion des affaires publiques;
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des
mesures dans les domaines de l'éducation, de la
formation et de la recherche et du développement afin
de stimuler la productivité;
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une
gestion de la dette extérieure permettant de
mobiliser des ressources suffisantes pour un
développement durable.
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Toutes
ces politiques doivent s'inscrire essentiellement dans le
cadre de stratégies de réduction de la pauvreté propres
aux pays et comportant des mesures -- pour lesquelles des
crédits suffisants seront prévus -- en matière entre
autres de santé, d'éducation et de protection sociale
renforcée. Une approche participative, faisant notamment
intervenir la société civile, accroîtrait
considérablement les chances de succès de ces politiques.
Les
économies avancées peuvent aider puissamment les pays à
faible revenu à intégrer l'économie mondiale :
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En
stimulant les échanges; l'une des propositions
avancées est de laisser les exportations des pays
pauvres accéder pleinement au marché, permettant
ainsi à ces pays de passer du stade d'une
spécialisation limitée aux produits de base à celui
de la transformation de biens pour l'exportation.
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En
encourageant les apports de capitaux privés dans les
pays à faible revenu, en particulier l'investissement
direct étranger, avec le double avantage d'assurer
des flux financiers et des transferts de technologie
réguliers.
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En
accélérant l'allégement de la dette grâce à une
augmentation de l'aide financière; l'aide publique au
développement (APD) est tombée en 1998 à 0,24 % du
PIB dans les pays avancés (contre un objectif de 0,7
percent prévu par les Nations Unis). Comme l'a fait
remarquer Michel Camdessus, le précédent Directeur
général du FMI, la fatigue des bailleurs de fonds
n'est pas une excuse crédible -- mais plutôt un
argument purement cynique -- à un moment où, depuis
dix ans, les pays avancés ont la chance de pouvoir
bénéficier des dividendes de la paix.
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Le FMI
appuie les réformes qu'entreprennent les pays pauvres au
moyen de sa nouvelle facilité pour la croissance et la
réduction de la pauvreté et contribue à alléger la
dette grâce à l'initiative en faveur des pays pauvres
très endettés.
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